Simulateur d'impôt sur le revenu 2022

Vous ne connaissez pas votre revenu imposable? Calcul de votre salaire brut en net

L’un des démarches administratives les plus anxieuses pour les contribuables français est la déclaration de revenus. Or, depuis quelques années, l’impôt sur le revenu se tourne vers la nouveauté et surtout la simplification. Ainsi, la déclaration en ligne a supplanté la déclaration papier et le prélèvement à la source a été mis en place. En plus de cela, la déclaration tacite a offert la possibilité à des millions de contribuables de se soustraire à la déclaration de revenus … mais évidemment pas à l’impôt !

 

L’impôt sur le revenu est un impôt concernant les revenus des foyers (et non des individus). Il est défini selon le nombre de parts fiscales. Rapportant environ 85 milliards d’euros à l’État, cet impôt est la deuxième ressource de l’État, la première étant la TVA. À titre de comparaison, la TVA génère près de 180 milliards. La troisième ressource pour l’État est l’impôt sur les sociétés et la taxe intérieure de consommation par rapport aux produits énergétiques.

Démarche inévitable pour les contribuables français tous les ans, la déclaration et le règlement de l’impôt sur le revenu sont des sujets illisibles et peu compréhensibles pour beaucoup d’entre nous. Afin d’en savoir plus et d’y voir plus clair, nous allons vous dire tout ce qu’il y a à savoir sur ce qu’est l’impôt sur le revenu (IR), son fonctionnement, les techniques de prélèvement, la déclaration ainsi que les taux et barèmes d’imposition. Comment marche l’IR ? Comment son calcul se fait-il ? Comment se passe la déclaration ? Pourquoi se servir d’un simulateur ? Découvrez les réponses à ces différentes questions.

Impôt sur le revenu : présentation

L’IR est un impôt par rapport aux revenus, aux gains en capital ainsi qu’aux bénéfices effectués. Pour la majorité des contribuables en France, l’IR est fait de de l’IRPP, la CSG et la CRDS. Respectivement, le premier est l’impôt sur le revenu des personnes physiques, le second est la contribution sociale généralisée et le troisième est la contribution pour le remboursement de la dette sociale. Les prélèvements sociaux sont formés par les deux derniers.

Au contraire de ce qu’énormément de personnes pensent, il s’agit d’impôt assez récent. Effectivement, son adoption s’est faite il y a plus de cent ans, en 1914. À l’époque, son but était alors le soutien de l’effort de la France durant la Première Guerre mondiale. Taxant essentiellement les foyers, l’impôt sur le revenu des personnes physiques peut également concerner certaines sociétés, telles que par exemple les sociétés civiles ou les sociétés de personne. Ainsi, il est en opposition avec les impôts locaux, qui ont des recettes allant en direction des collectivités territoriales, au contraire de l’IR faisant partie intégrante du budget de l’État.

Comment fonctionne l’IR ?

Dans le pays, le prélèvement de l’IR se fait en deux temps : le règlement des charges sociales et patronales tout d’abord, dont le prélèvement s’effectue directement sur le salaire (il s’agit de la distinction entre le « brut » et le « net »). La totalité de ces cotisations se traduit par un chiffre pouvant aller de 25 % à 42 % du salaire brut.

 

Concernant la déclaration des revenus, elle a changé il y a deux ans. En effet, avant 2019, chaque contribuable renseignait ses revenus touchés l’année antérieure à la déclaration. Ensuite, le règlement des impôts à l’État se faisait manuellement une fois l’avis d’imposition reçu.

 

Or, depuis début 2019, le système n’est plus le même. En effet, le prélèvement de l’IR se fait à la source. Ainsi, l’administration fiscale effectue automatiquement ce dernier sur les salaires et les pensions. Le but ? Une simplification du calcul. Et pour la déclaration ?

Elle existe toujours mais elle sert plus de vérification que de vraie déclaration, vu que l’État a déjà la totalité des renseignements nécessaires : sommes des salaires et des pensions ou encore situation familiale par exemple.

Déclaration d’impôt : le revenu imposable, c’est quoi ?

Les « revenus imposables » correspondent à la totalité des ressources d’un foyer et pas uniquement aux salaires. Effectivement, même si l’IR est la plupart du temps affilié aux salaires, une multitude d’autres revenus permettent de calculer l’impôt. Voici une liste non-exhaustive de ces derniers :

 

  • Indemnités ;
  • Primes ;
  • Retraites ;
  • Allocations ;
  • Investissements (comme par exemple l’assurance-vie, le PER ou encore le PEA) ;
  • Revenus fonciers ;
  • Les bénéfices commerciaux et industriels, les commerciaux agricoles et les non commerciaux (ceux des professions libérales) ;
  • Ou encore les plus-values immobilières.

 

Par exemple, si vous êtes propriétaire bailleur et que vous effectuez la location d’une ou plusieurs habitations par exemple, les loyers touchés sont alors concernés par la déclaration. Idem pour une pension, une rente ou encore des indemnités. Nous vous recommandons vivement de bien vous renseigner sur vos droits. Concernant les propriétaires bailleurs, il est possible de procéder à la défiscalisation de dépenses foncières spécifiques telles que par exemple les frais de gestion et les charges de copropriétés.

 

Signalons que si vous touchez une pension (par rapport à une invalidité de guerre) ou si des individus âgés ou des personnes handicapées sont à votre charge, vous pouvez prétendre à une imposition spécifique. Enfin, sachez que ce qui suit n’est pas concerné par l’IR : plus-values de cessions mobilières, revenus des capitaux (que sont les intérêts et les dividendes) ou encore les placements financiers. Or, ces derniers sont concernés par ce qu’on appelle la flat tax dont le taux est de 30 %.

Les charges déductibles de l’IR

Dans différents cas, les contribuables français peuvent profiter d’une baisse de l’impôt sur le revenu. Parmi les charges déductibles de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, il y a :

 

  • Les dépenses effectuées afin de toucher des revenus (que cela soit l’abattement forfaitaire ou le régime réel) ;
  • Les pensions alimentaires (quand ces dernières sont versées) ;
  • L’hébergement d’enfants (quand ils sont majeurs ou ascendants) ;
  • Et enfin, les versements sur un PER.

 

Afin d’être déductibles, les charges doivent être intégrées à la déclaration. N’oublions pas également de citer certains systèmes de défiscalisation (loi Pinel par exemple), qui peuvent être déductibles.

Le prélèvement à la source

C’est début 2019 que le changement du prélèvement de l’impôt seulement par déclaration a été effectué. C’est le prélèvement à la source qui l’a remplacé. Ainsi, 2018 a été une année de transition où vous avez eu votre taux d’imposition à la source pour 2019. La finalité de cette nouvelle option de prélèvement est la suppression de l’écart d’une année entre la perception des revenus et le règlement de l’impôt sur ces derniers. Le but est une adaptation optimale de l’administration fiscale aux ressources des contribuables français.

 

Effectivement, n’importe quel changement de situation (que cela soit par exemple un mariage ou une naissance) engendre des conséquences par rapport aux revenus d’un foyer et par conséquent sur ses impôts. D’une année sur l’autre, beaucoup de Français doivent régler un impôt n’étant plus en accord avec leur situation fiscale. Un bémol pouvant vite devenir un souci majeur s’il y a séparation dans le couple ou décès. Ainsi, grâce au système du prélèvement à la source, le gouvernement souhaite effectuer le plus rapidement possible les changements par rapport aux situations fiscales dès qu’elles arrivent.

 

Afin de connaître votre taux de prélèvement à la source, servez-vous de notre simulateur facile à utiliser et rapide à prendre en main.

Comment se passe la déclaration ?

Le calendrier fiscal se calque sur le calendrier civil. Ainsi, quand vous ferez votre déclaration entre le mois d’avril et de juin, il sera nécessaire d’indiquer la totalité des revenus touchés entre début janvier et fin décembre de l’année antérieure.

 

Avant 2019, vous aviez le choix entre deux genres de déclaration (papier et web). Désormais, la déclaration en ligne est une obligation (à part pour des cas spécifiques). Aspect important : les dates butoirs pour les déclarations d’impôt sur le revenu sur papier et en ligne ne sont pas identiques. Veillez à vous renseigner sur ce point. En 2019, la déclaration avait débuté le 10 avril tandis qu’en 2020, elle avait commencé le 19 avril. Pour cette année, elle débutera en avril. Facile à remplir, rapide à effectuer et préremplie : la déclaration dématérialisée, maintenant obligatoire, renouvelle le système de déclaration de revenus afin que ce dernier soit plus simple d’accès pour les contribuables en France.

Servez-vous d’un simulateur !

Si vous souhaitez en tant que contribuable savoir quel est le montant de votre impôt sur le revenu, vous pouvez vous servir d’un simulateur, comme par exemple celui sur la plateforme web impots.gouv.fr. Si vous cherchez un simulateur simple à utiliser, utilisez celui que nous vous proposons. Vous n’aurez qu’à indiquer seulement quelques informations afin d’avoir une estimation de la facture fiscale.

 

Notre simulateur vous permettra d’obtenir rapidement la somme à payer de votre impôt sur le revenu. Réactualisé tous les ans, cet outil intègre chaque nouveauté fiscale par rapport à l’impôt sur le revenu. Si vous désirez découvrir au plus tôt votre facture fiscale et adaptez votre budget en conséquence, servez-vous du simulateur.

Grâce à l’estimation obtenue, le contribuable pourra effectuer des changements directement en ligne par rapport à son compte fiscal, cela pouvant par exemple être la modulation des paiements mensuels : idéal notamment quand les revenus fluctuent d’une année à une autre. Faire une simulation offre aussi la possibilité de constater si l’attribution d’une pension alimentaire est plus pertinente que de garder un de ses enfants dans son foyer fiscal. Enfin, notre simulateur permet une meilleure gestion de votre budget. Ainsi, vous éviterez les mauvaises surprises et d’éventuels soucis de paiement lors du règlement du solde de l’IR, que le fisc vous réclamera en septembre.

 

 

 

Libellé de la mesure Coût pour 2018 Coût pour 2019 Coût pour 2020 Bénéficiaires en 2018
Crédit d’impôt au titre de l’emploi d’un salarié à domicile (jusqu’en 2017: pour les contribuables exerçant une activité professionnelle ou demandeurs d’emploi depuis au moins trois mois) 4 725 000 000 4 945 000 000 5 175 000 000 4 094 075
Abattement de 10 % sur le montant des pensions (y compris les pensions alimentaires) et des retraites 4 376 000 000 4 383 000 000 4 515 000 000 14 497 779
Crédit d’impôt pour la transition énergétique 1 948 000 000 1 135 000 000 1 100 000 000 1 419 100
Exonération des prestations familiales, de l’allocation aux adultes handicapés ou des pensions d’orphelin, de l’aide à la famille pour l’emploi d’une assistante maternelle agréée, de l’allocation de garde d’enfant à domicile, et, depuis le 1er janvier 2004, de la prestation d’accueil du jeune enfant 1 902 000 000 1 916 000 000 1 916 000 000 nd
Déduction des revenus fonciers des dépenses de réparations et d’amélioration 1 840 000 000 nc nc 1 797 000
Exonération des sommes versées au titre de la participation, de l’intéressement et de l’abondement, volontaire ou par défaut, aux plans d’épargne salariale 1 740 000 000 1 785 000 000 1 785 000 000 nd
Exonération ou imposition réduite des produits attachés aux bons ou contrats de capitalisation et d’assurance-vie 1 596 000 000 1 464 000 000 1 466 000 000 nd
Réduction d’impôt au titre des dons 1 518 000 000 1 500 000 000 1 500 000 000 5 466 211

Conformément à l’article 34 de la loi n° 2018-32 du 22 janvier 2018 de programmation des finances publiques pour les années 2018 à 2022, le présent fichier liste les huit dépenses fiscales les plus coûteuses parmi celles relatives à l’impôt sur le revenu et qui ne sont pas communes avec celles relatives à l’impôt sur les sociétés. Cette liste précise, lorsque la méthode de chiffrage le permet, pour chacune de ces dépenses, la distribution par décile de revenu du nombre de contribuables concernés pour les trois années précédentes.

 

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Taux marginal et taux moyen d’imposition sont différents

Le taux marginal d’imposition

Ce taux correspond au taux de la dernière tranche d’imposition du revenu d’un contribuable. C’est le taux le plus élevé qui est donc un bon indicateur ayant des conséquences sur le taux d’imposition. Il peut être essentiel afin d’évaluer le gain net d’un revenu supplémentaire ou lors d’une forte augmentation de salaire.

Le taux moyen d’imposition

Ce taux est le résultat de la division du montant de votre impôt à payer par le revenu net imposable. Le taux moyen d’imposition est nécessaire inférieur au taux marginal compte tenu de la hausse progressive des taux d’imposition. C’est un indicateur primordial pour comprendre la part de vos impôts sur vos revenus.